dimanche, 02 septembre 2007

APRES LE PS, LA PLAGE

Le Parti socialiste n'en finit pas de se questionner, de se dénigrer avec délices.

L'été se sera terminé sur diverses « fêtes de la rose » visant à marquer la place de chacun, une « université » de La Rochelle désertée en revanche par la plupart des poids lourds du parti, la multiplication d'appels au rassemblement dont les contradictions condamnent le rassemblement lui-même.

Aux confins du pittoresque, ce parti se vautre dans sa crise alors qu'il a accru le nombre de ses députés, obtenu par ses représentants la présidence de la quasi-totalité des régions françaises et la direction d'un nombre respectable de grandes villes.

Poser la question, c'est y répondre : le Parti socialiste s'autodétruit par la tête.

Il a, il est vrai, oublié de s'en servir depuis que François Mitterrand lui a démontré qu'on pouvait remporter une victoire par la conjonction d'un programme idéologique délirant et d'un cynisme politique achevé.

Il l'a, ce faisant, figé dans une sorte d'hibernation. Le dégel d'aujourd'hui précipite sa désintégration accentuée par ses « courants » 

Ce PS a vécu : il faut surfer sur le tremplin de cette désintégration dégelée. 

Ils continuent de chercher la nouvelle doctrine miracle qui résoudra les problèmes du monde, sans jamais s'atteler à affronter les défis concrets, dont beaucoup viennent justement du monde : la protection contre la concurrence de certains pays émergents, porteuse de régressions sociales, environnementales ou dans les pratiques commerciales ; le rétablissement de l'équité du partage entre les salariés, les actionnaires, les profits spéculatifs de la sphère financière ; plus généralement, la défense des règles de loyauté dans le marché et d'équité dans la dévolution de ses résultats...

Dans ces domaines économiques et sociaux comme dans les autres (sécurité, justice, Europe, relations extérieures), ils campent sur des positions dont la première vertu est de contredire celles du camp d'en face.

Avec Nicolas Sarkozy qui excelle à s'emparer des vrais problèmes,

ils sont réduits à se spécialiser dans les faux.

 Leurs élus locaux, à leur niveau, savent très bien le faire.  

La famille du PS : après les grands-parents conservateurs imprégnés de marxisme et de certitudes (le fameux sens de l’histoire), elle a comme parents, les éternels adolescents de 1968.

 Nous, à l’UMP, en sommes sortis !

Commentaires

Le navire Ps est en très grande difficulté.
Les remorqueurs Hollande et Royal ne pourront rien changer surtout qu'eux mêmes sont dans la tempête.
Heureusement que le Sarkozy a réussi à sauver les meilleurs marins qui se sont extraits à temps avant le chavirage.
Je me permets cette métaphore, pour rendre hommage aux marins bretons qui, depuis le début de l'année, paient un lourd tribut face à cet Océan que personne ne peut dompter...un peu comme la Politique !
Bonne rentrée à tous

Ecrit par : cotinaut | dimanche, 02 septembre 2007

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